LA PHASE DE L’OPPOSITION : decryptage d’expert

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Coucou les p’tites mamans! Salut les p’tits papas!

Aujourd’hui, j’avais envie de vous écrire cet article d’une interview réalisée depuis le mois de mai (oulala ça fait loin), avec une experte de la petite enfance.

Il était temps d’écrire sur cette phase, cette étape…Celle qui nous fait nous arracher les cheveux, crier, perdre patience, ne plus savoir comment on s’appelle et bien d’autres symptômes : j’ai nommé « LA PHASE D’OPPOSITION ». Je vous entends déjà applaudir!(Merci).

Je m’y suis intéressée alors que mon petit Kilouni l’amorçait lentement mais sûrement. Encore aujourd’hui, j’ai parfois envie de m’arracher les cheveux, de m’enfermer seule dans une pièce, de courir très loin, etc…C’est pourquoi je me suis dit que ce petit article pourrait vous faire du bien à vous aussi.

Voici donc un petit décryptage de cette phase du « NON » réalisé avec la précieuse aide de Yena, éducatrice spécialisée AU L.A.E.P LA MARELLE.

La phase en question

Autour des 2 ans, jusqu’à ses 3-4 ans l’enfant commence à comprendre que pouvoir dire « NON » c’est avoir une certaine liberté et un pouvoir sur les parents. (Chantons ensemble « I’ve got the power » à la façon rock’n’roll de Snap). Il faut respecter cette période car l’enfant en a besoin pour se construire, construire sa personnalité et avoir confiance en lui.

En face le parent va réagir, il va essayer de lui expliquer, d’argumenter, de se mettre à son niveau pour qu’il comprenne une consigne ou une règle. Ce qui va permettre à l’enfant de structurer sa pensée et de comprendre ce qu’est la réalité de la vie, pourquoi on lui donne un cadre et des limites.

La compréhension

On peut aussi noter dans l’opposition de l’enfant, le besoin de comprendre une consigne. L’enfant a besoin de comprendre ce qu’on lui dit. Il ne faut pas que ce soit trop imagé. S’il ne comprend pas il va s’opposer. L’enfant entre ses 2 ans et ses 6 ans, a besoin de consignes concrètes simples qu’il peut assimiler et dans lesquelles il peut se positionner.

Tout donner dans la première consigne

Bruit musical de fond « Aller j’t’ai tout donné, tout donné, tout donnéééééé »! » de Maître GIMS. L’important c’est qu’il faut dès la première consigne, puiser toute l’énergie nécessaire une fois pour toutes. En effet, lorsque la consigne est transmise la 2ème et 3ème fois, l’énervement est progressif.(Kamé Hamé Ha!!!!!!aggg@dyz#é!!!)  Et toute l’énergie que l’on mettra dans la répétition de la consigne avec un soupçon (notez l’euphémisme) de colère, d’énervement ou d’agacement est déjà de trop. Il faut prendre le temps dès la première fois d’accompagner l’enfant. « C’est l’heure de la douche! Après la douche on va faire si, ça, etc. » On pose un cadre défini.

Le jeu du « NON »

Quand l’enfant perçoit la frustration du parent, il se met à le tester ». C’est pourquoi dans la première consigne on doit prendre le temps de l’accompagner pour qu’il puisse l’entendre et ensuite l’appliquer. On peut penser que l’enfant va comprendre et que la consigne est très simple, mais ce n’est pas toujours le cas. Par ailleurs, il n’est pas forcément dans la même disposition psychique parce qu’il a envie de faire autre chose. Donc il faut vraiment se mettre à son niveau. Entre 2 et 5 ans, pour l’enfant, l’opposition est comme un jeu. Cela provoque des réactions inattendues chez le parent et l’enfant a besoin de cela pour se construire. Le suspens reste entier, aujourd’hui maman (papa) va t’elle, s’arracher les cheveux, hurler, partir plus loin écouter de la musique, crier « Oh Seigneur donne moi la force » en français, voir en espagnol « Dame tu fuerza »…?.

Le parent doit-il prendre l’opposition pour un manque de respect ou de l’insolence :

« Tu m’embêtes ». « Laisse Moi tranquille ». « Claquement de porte -VLAN- (Dans tes dents) ». Quand on trouve que son enfant de 2 ans est en pleine crise d’adolescence.

L’opposition ce n’est pas un manque de respect, surtout qu’à cet âge les enfants n’ont pas la notion de ce qu’est le respect. L’enfant va imiter ce qu’il a vu ou entendu dans son univers (télévision, famille, école) sans que ça ait forcement du sens pour lui.

Il faut savoir prendre le temps de le reprendre: « tu peux me dire que tu ne veux pas, mais je ne suis pas d’accord pour que tu me parles de cette façon ». C’est au parent de pouvoir faire une mise au point pour que son langage soit adapté et pour lui transmette les valeurs avec lesquelles il souhaite qu’il grandisse. C’est aux adultes de nourrir le langage pour qu’il soit le plus approprié.

Miroir, mon beau miroir

L’enfant est aussi un miroir avec ses parents (fatigue, stress, etc…) Si les parents sont dans une période compliquée, l’enfant va le ressentir et va agir en tenant compte des émotions qu’il perçoit.

Opposition & Sécurité Interne

Une autre opposition : votre kilouni a l’habitude de mettre seul ses chaussures le matin. Ce matin, après plusieurs crises de « NON »… vous êtes très en retard…et votre Kilouni vous demande de l’aider à mettre ses chaussures. 

De temps en temps, le fait que l’enfant sollicite le parent, c’est aussi pour vérifier que celui-ci va continuer à lui transmettre des choses et à lui apprendre ce dont il a besoin.

Cela contribue à lui donner confiance et à se construire. Il est très important de prendre le temps, même quand on est très en retard, de répondre à ce moment qu’il réclame. Il faut essayer de pouvoir lui répondre sans qu’il ne sente qu’il a vraiment agacé son parent et qu’il ne se dise que la prochaine fois il ne demandera pas.

Le mot de la fin? : PWAN TCHE EK COURAJ! mdr. Bod lanmé pa lwen! cracra! Nou la épiw!

Sinon, vous pourrez découvrir aussi les conseils d’une autre experte de la petite enfance au sujet de l’apprentissage de la propreté dans cet article.

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Bon maintenant que j’ai bien chanté, je vous dis…à plus tard 😉

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