Ma vision de la charge mentale

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Coucou les p’tites mamans!

En commençant cet article, je voulais vous parler de l’importance de prendre un temps pour soi! Et puis tout à coup, c’est parti dans une autre direction.(Vraiment).

Je réalise qu’avant même de vous parler de la nécessité de prendre un temps à part « all alone », il fallait que je vous parle du pourquoi, ou même du comment, on en arrive à cette nécessité. Je sais que nous ne sommes pas pareilles et que certaines n’ont peut-être pas besoin de ce temps de recup, de repos, mais moi si! Et notre histoire commence un petit peu par ici, ou peut-être un peu par là!

Ce que j’ai appris de ma courte expérience de maman, c’est qu’on ne peut pas être à 100% tout le temps.

Les mamans 2.0 doivent constamment jongler entre le travail dans lequel elles veulent s’accomplir et performer, parfois en étant aux 39h, voir plus.

Un rythme à 100 à l’heure avec les activités du foyer : elles cherchent à garder une maison propre et rangée, un repas sain voire bio pour elles et leurs familles et si possible préparé avec amour et plein d’originalité, des lessives et un rythme de repassage collés aux besoins de la tribu.

Leurs vies sociales dans lesquelles elles veulent toujours s’éclater de façon insouciante avec leurs amies et parfois le monde entier.

Leurs vies de femmes où elles se veulent coquettes, fraîches et toujours « on fleek ».

Leur vie de couple où elles doivent veiller à garder la flamme vive et brulante, un peu comme aux jeux olympiques.

Leurs vies de mamans où elles ont le besoin d’être présentes, bienveillantes, patientes et positives avec leur progéniture. Partager des activités riches et occuper leurs enfants avec un temps exclusif de qualité maman-enfant.

Leurs vies sportive où elles s’efforceront de trouver un moment pour faire du sport et ainsi ne pas perdre la tête pour répondre aux exigences du paragraphe ci-dessus.

Voilà en un sens et selon ma vision une autre définition du terme « charge mentale » si bien trouvé car il faut le dire, si on avait du mal à qualifier cette situation, c’était quand même un truc latent, sur lequel on discutait, qu’on partageait entre mamans mais qu’on arrivait pas à définir. Merci Emma!

Quand Emma a sorti pour la première fois ce terme…Je me suis dit, voilà! C’est ça! C’est exactement ça! EU-RE-KA!

De mon côté, je suis quand même (beaucoup) aidée par le papa de Kilou. Mais une maman reste une maman et l’aide ne porte jamais toute la charge mentale car elle n’a pas le cerveau d’une maman. Oui car le cerveau dont il est question se préoccupe du moindre détail, à chaque instant, pour que toujours tout fonctionne. D’ailleurs j’ai dit naturellement « aidée » alors qu’un papa n’est pas censé être une aide mais disons plutôt un « partner in crime »! Engagé à 50% dans la cause soit autant que toi hein (vous étiez deux « salut »)!lol

Exemple bête : Si tu ne lances pas la machine de kilou le jeudi soir, tu ne peux pas l’étendre le vendredi matin, faire tout le repassage le vendredi soir et ainsi assurer ton organisation de toute la semaine qui vient tout en gardant ton weekend de libre!  Si tu oublies ce détail, dans ta grande organisation (peu importe ta routine)  il y a un truc qui va coincer. Pas de bavoirs le lundi? Ou gros retard le matin à cause du repassage au jour le jour. Ou plus de serviettes? Et c’est pour toi impossible, sauf en cas de force majeure de ne pas anticiper. Cela constitue en quelque sorte la partie invisible de l’iceberg.

Un papa Kilou, avec sa meilleure volonté va généralement intervenir le matin même et en faisant le sac simplement constaté « oh mince on a oublié de lancer la lessive pour les bavoirs ». Mais nous les mamans -moi-, on a dû mal à prendre du recul! A lâcher prise, et parfois même à ne pas culpabiliser pour un rien.

La charge mentale ne concernera pas l’Homme qui selon moi fonctionne différemment.

Si au final le résultat est là, il ne va pas se préoccuper des détails qui ont permis d’obtenir ce dit résultat. Et si le résultat n’est pas satisfaisant à 100%, souvent il se dira que ce n’est pas grave et passera à autre chose. Béni soit le cerveau d’un Homme.

La femme elle, travaille dans l’ombre. Elle est l’ouvrière invisible qui fait que tout fini par fonctionner (à sa manière), car Sa manière est toujours la plus productive et efficace dans l’organisation du foyer (selon ELLE). Donc de toutes façons, elle se donnera elle même cette mission de super héro des forces spéciales de l’ombre, et par voie de conséquences prendra dans le même package cette charge.

Au final, même quand l’organisation est rodée. Elle porte un poids.

Mais je dois quand même vous avouer que mon poids est devenu moins lourd quand nous avons repensé  l’organisation des tâches du quotidien. En gros, celui qui va déposer notre Kilouni à la crèche est aussi celui qui la prépare et prépare son sac pour le jour J. Et celui qui va la récupérer est aussi celui qui s’en occupe en fin de journée jusqu’à son coucher. Et nous alternons toute la semaine et le weekend aussi, d’une façon équilibrée.

Quoiqu’il en soit, la charge mentale est donc là, bien réelle. J’ai envie de dire que physiologiquement, inconsciemment, la femme en est victime par son propre fonctionnement naturel et ses aspirations. Même si l’homme participe à 100%, j’ai l’impression qu’il y aura toujours le poids de cette réflexion dans les pensées et le coeur d’une maman au sujet d’une organisation qu’on veut toujours bien rodée.

Voilà pourquoi il est très important dans toute cette pression de prendre le temps de s’arrêter régulièrement et d’abandonner son poste de travailleur de l’ombre épuisé pour fuir aux maldives (illustration du paradis). En réalité, le bateau ne va pas couler, papa s’en occupe très bien de notre Kilouni.

Et pour ça, je vous en parle bientôt.

En attendant, découvrez mon article sur le dilemme de la maman qui veut faire carrière!

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