Mirroir, mon beau mirroir…dis moi pourquoi je ne m’aime pas?

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Hello les p’tites mamans!

Aujourd’hui je vous parle d’un sujet qui touche généralement certaines femmes, à différents stades de leurs vies. C’est un sujet grave, triste, touchant…qu’est le fait d’arriver un jour à « ne plus s’aimer ».

Moi j’ai connu plusieurs phases de « je ne m’aime pas ». Forcément à l’adolescence hein! Ensuite, quand je suis partie comme une grande faire mes études et que j’ai pris 10 kilos dans la face parce que la boulangère du coin vendait 10 chocolatines à 2 euros.

La pire c’était après la grossesse. Je me souviens pourtant qu’après mon accouchement j’avais perdu tous les kilos pris lors de cette belle aventure. C’est après que tout s’est compliqué. La petite, les premiers jours et les premières semaines était collée à moi tout le temps, faisait la sieste sur moi, vivait sa journée sur moi. Impossible de la reposer dans son berceau car elle hurlait sinon. Pour me doucher c’était la mission, pour manger aussi. J’étais devenu deux personnes et je m’effaçais pour m’occuper de la plus fragile de nous, c’est à dire mon Kilouni.

Et donc, même après la reprise du travail, je n’avais toujours pas repris du poil de la bête. L’habitude d’avoir cet être dépendant de moi, l’habitude de lui donner tout ce que j’avais. Je me suis oubliée. J’ai oublié de m’aimer, et donc j’ai commencé à manger tel « un bef gwo latjé ». J’ai pris du poids et chaque jour je m’aimais un peu moins. Je me souviens qu’à un moment, je ne me regardais même plus dans le miroir. A quoi bon? Ce que j’allais y voir n’était pas vraiment très plaisant.

C’est ainsi que petit à petit je m’engouffrais dans un désamour sans fin contre moi même.

Et puis…un jour.

Un jour, je me suis assise, et j’ai réfléchi! Et je me suis mise à écrire…sur la vie, sur l’amour…sur la dualité qui existait en moi. L’envie urgente d’être quelqu’un de parfait, du moins, parfait selon mon idéal de la perfection et la personne que j’étais à l’instant T (gros décalage).

Je me disais à moi même que j’aimerais m’aimer mais que je m’aimerais surement quand je serai comme-ci, ou comme ça et surtout plus mince (comme ci ça allait changer ma vie). Finalement, je me suis faite à moi même la réflexion que mon amour pour moi était finalement très superficiel.Parce que oui, je suis quelqu’un qui défend des valeurs du genre « ce qui est important c’est ce qu’est la personne au fond et si c’est une belle âme alors c’est une belle personne ». Paradoxalement, j’étais là en pleine révélation et je réalisais combien mon jugement sur « ma » personne était superficiel.

Et à partir de ce moment, je me suis dit qu’il fallait, au lieu de me préoccuper de m’efforcer à m’aimer pour ce que j’étais à l’extérieur, commencer à m’aimer pour qui j’étais à l’intérieur. Evidemment, c’était une période de gros doutes et de manque total de confiance en moi…Malgré tout, je me suis accrochée à moi.

J’ai commencé à être patiente envers moi. Après tout, je n’étais pas encore l’idéal que je voulais être, mais j’avais encore beaucoup à apprendre. Il fallait donc que je sois patiente et j’étais en bonne voie!

Il fallait aussi que je sois tolérante envers moi-même. Je suis un être humain, je commets des erreurs. Je peux assumer mes erreurs, demander pardon, me pardonner, réparer l’erreur quand c’est possible puis avancer sans culpabiliser. La culpabilité est un horrible poids à porter…

Et ensuite, je peux être bienveillante envers moi. Etre indulgente envers moi même, arrêter de me bousculer, de me maltraiter, arrêter de me mettre la pression et être compréhensive envers moi.

Ce jour là, j’ai décidé que je n’allais pas attendre demain pour m’aimer aujourd’hui. J’avais des défauts, je n’étais pas la meilleure version de moi-même (selon moi), mais  je méritais de m’aimer pleinement. Le mouvement « I can’t wait to love me tomorrow, I need to love me now! Je sais…Je sais…il faut toujours que j’en fasse des tonnes et de la philosophie (tchip à moi même).

Bref, les p’tites mamans! J’ai réappris à m’aimer pour celle que j’étais à l’intérieur. Cette femme merveilleuse, exceptionnelle, différente, folle, pleine d’énergie, de douceur, de défauts que je suis. Et puis, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 kilos se sont envolés après!

Alors ma p’tite maman, si toi aussi tu passes par des temps difficiles ou tu ne t’aimes pas. Mais que dans ton jugement de désamour tu t’es arrêtée à ton physique alors va plus loin, creuse et réapprend à t’aimer de l’intérieur. On ne va pas se mentir, on ne sait pas aimer les autres comme il faut tant qu’on ne s’aime pas soi même. Et pour ça, tu devras être PATIENTE, TOLERANTE, BIENVEILLANTE…Envers toi, puis envers les autres.

 

J’espère que cet article un peu different des autres, vous a plu. Ce n’était pas mon but, il devait surtout aider certaines d’entre-vous qui ne trouvent pas le bout et qui fuient ce miroir qui n’attend qu’une chose…c’est qu’on s’aime pour tout ce que nous sommes in and out.

« On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Si vous voulez en lire plus sur mes états d’âmes, alors je vous invite à découvrir les bonnes résolutions de 2018.

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